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Vol IY 626 du 30 juin 2009
Point sur la participation du BEA à l'enquête de sécurité dirigée par les autorités comoriennes, à la suite de l'accident de l'A 310, vol IY 626, survenu à Moroni (Comores) dans la nuit du 29 au 30 juin 2009.
1. Rappel des faits La compagnie Yemenia assurait les 29 et 30 juin 2009 la liaison Paris-Marseille-Sanaa (Yémen)-Moroni (Comores). A ce titre, l'Airbus A310-300 immatriculé 7O-ADJ effectuait le vol IY 626 entre Sanaa et Moroni. Il y avait à bord 142 passagers et 11 membres d'équipage. Lors de l'approche effectuée de nuit en manœuvre à vue imposée (MVI) pour un atterrissage en piste 20 (face au sud), le contrôleur de Moroni a perdu le contact radio avec l'équipage à 22 h 55 (temps universel). L'avion a heurté la surface de la mer dans le nord-ouest de l'ile, à environ 18 km de l'aérodrome, en dehors de la trajectoire correspondant à la procédure d'approche. Sur les 152 victimes, 62 étaient de nationalité française et 43 victimes étaient de nationalité comorienne et résidaient en France. Seule une passagère de 13 ans a survécu à l'accident. 2. Le cadre de l'enquête de sécurité Conformément aux règles internationales (Convention de Chicago et son Annexe 13), les Comores ont ouvert une enquête de sécurité à laquelle participent :
C'est le BEA qui intervient au nom de la France. La collecte des faits se fait dans le cadre de la commission d'enquête mise en place par le Gouvernement comorien. Conformément aux règles internationales, seules les autorités chargées de l'enquête sont autorisées à communiquer sur son déroulement. Ainsi, le BEA n'étant pas responsable de l'enquête, il n'est pas en mesure de publier la moindre information sur ses avancées. Par ailleurs, et parallèlement à l'enquête technique menée par les Comores, une enquête judiciaire a été ouverte par la justice française dans le cadre de commissions rogatoires internationales. 3. Les recherches de l'épave et des enregistreurs Immédiatement après l'accident, des moyens français et étrangers se sont rendus sur place pour les opérations de recherche et sauvetage. Les enquêteurs du BEA ont pu rapidement repérer les balises acoustiques des enregistreurs de bord, à environ 1200 mètres de profondeur. Un navire a été affrété par le BEA, et les recherches sous-marines, qui ont duré environ 2 mois, ont permis, de localiser les restes de l'avion. Les enregistreurs de vol et divers éléments de l'avion ont été récupérés. Une soixantaine de corps ont été remontés et remis à la justice comorienne. L'ensemble des recherches menées par la France a coûté près de 3M€.
4. La lecture des enregistreurs Les enregistreurs ont été récupérés le 29 août 2009 et, à la demande des autorités comoriennes, immédiatement transportés au BEA. En raison de l'endommagement des cartes mémoire, la récupération des données a nécessité deux semaines de travail. Néanmoins, l'essentiel des informations contenues dans les deux enregistreurs (l'un pour les paramètres de l'avion et l'autre pour les conversations en cabine de pilotage) ont pu être lues. Cette lecture a été faite en présence de l'ensemble des membres de la commission d'enquête internationale, et d'un représentant de la société Honeywell, constructeur de l'enregistreur. Elle a permis, du point de vue du BEA, de connaître les circonstances qui ont conduit à l'accident, sans toutefois en déterminer les causes, ce que seule la poursuite de l'enquête pourra faire. A partir de la lecture des enregistreurs, le BEA a remis à l'enquêteur désigné comorien un document qui fait le point de ses travaux. 5. La poursuite de l'enquête Le BEA continuera à coopérer avec les autorités comoriennes chargées de l'enquête en leur apportant son appui technique, comme il l'a fait jusqu'ici, pour faire en sorte que ce type d'accident ne se reproduise plus.
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