ACCIDENT
survenu à l'avion immatriculé F-GJQV

Evénement :

sortie latérale de piste à l'atterrissage.

Cause identifiée :

prise en compte insuffisante des effets du vent traversier.


Conséquences et dommages :

hélice, aile et carénages fortement endommagés.

Aéronef :

avion Robin DR 400-140 B.

Date et heure :

dimanche 16 mai 2004 à 18 h 30.

Exploitant :

club.

Lieu :

AD Millau (12), piste 32 revêtue, 1 700 x 30 m, LDA : 1 200 m.

Nature du vol :

local.

Personnes à bord :

pilote + 3.

Titres et expérience :

pilote, 48 ans, PPL de 1998, 261 heures de vol, dont 86 sur type et trois dans les trois mois précédents.

Conditions météorologiques :

estimées sur le site de l'accident : vent 010° / 21 kt, rafales à 35 kt, CAVOK, température 23 °C, turbulences modérées, QNH 1 014 hPa.

Circonstances

Au retour d'un vol local de trente minutes, le pilote se présente à la verticale de l'aérodrome et estime que le vent vient du 030° pour une vingtaine de nouds. Il s'intègre en branche vent arrière pour un circuit en piste 32. Il explique qu'à l'atterrissage, en raison de la composante de vent traversier, il positionne le manche à droite et le palonnier en butée à gauche. Moins de cent mètres après le touché des roues, la trajectoire de l'avion s'incurve brutalement sur la droite. L'avion sort de la piste, traverse la bande aménagée, heurte la clôture d'enceinte de l'aérodrome située à trente-cinq mètres du bord de piste et termine sa course dans un champ (voir photographie ci-dessous).

L'examen des traces sur la piste (voir schéma ci-dessous) montre que la roue gauche a touché le sol la première. Celle-ci supportait la charge la plus importante lors de la perte de contrôle. Ces traces ainsi que les marques relevées sur les pneumatiques montrent également que l'avion était en dérapage avec le "nez dans le vent". Ces observations indiquent que le pilote actionnait le palonnier gauche, mais que l'aile droite s'est vraisemblablement soulevée au début de la perte de contrôle.

La limite de vent de travers démontré pour cet avion est de vingt-deux nouds.

Le vent fort sur les collines entourant l'aérodrome générait une turbulence importante. Dans ces conditions il devenait difficile pour un pilote faiblement entraîné d'assurer le contrôle de l'avion à l'atterrissage. Un instructeur de l'aéro-club avait atterri avec un avion de même type cinq minutes avant l'accident.