Atterrissage avec le train d'atterrissage rentré, sortie latérale de piste

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Evénement : atterrissage avec le train d’atterrissage rentré, sortie latérale de piste.

 

Cause identifiée : absence de vérification de la sortie du train d’atterrissage.

 

Facteur contributif : stress dû au transfert inopiné des commandes.

 

Circonstances :

 

Le pilote, propriétaire de l’avion, effectue un voyage au départ de l’aérodrome de Lille (59) à destination de l’aérodrome d’Albert Bray (80). Sur l’aérodrome d’arrivée, il s’intègre en branche vent arrière main droite pour un atterrissage sur la piste 27 revêtue.

Lors de l’atterrissage, le pilote entend l’hélice heurter le sol. L’avion sort latéralement de piste par la droite.

 

L’avion est équipé d’une manette de commande de train d’atterrissage, d’un « verrou de train », de trois témoins lumineux de couleur verte indiquant que le train est sorti et de trois témoins lumineux de couleur rouge indiquant que le train est rentré.

 

L’avion dispose également de témoins mécaniques extérieurs situés sur chaque demi-aile et sur le capot du moteur. Ces témoins signalent que le train est sorti sans indiquer son verrouillage.

 

La procédure décrite dans le manuel de vol indique que le verrou de train doit être mis en place uniquement après la sortie du train d’atterrissage et avant d’atterrir afin d’éviter une manoeuvre intempestive de rentrée du train au sol. Il se manoeuvre de la gauche (position neutre) vers la droite. Il doit être ensuite repositionné au neutre après le décollage.

 

Le pilote explique qu’après le décollage de l’aérodrome de Lille, il a positionné le verrou vers la droite, empêchant toute sortie du train. Cette procédure lui avait été conseillée par un instructeur de son aéroclub quelques jours auparavant. Il ajoute que le passager, pilote instructeur qualifié sur Yak 52 et situé en place arrière, a souhaité réaliser la fin de la navigation à environ vingt nautiques de l’aérodrome d’Albert. Le passager lui a rendu les commandes lors de leur intégration dans le circuit de piste, car il souhaitait photographier les avions de collection basés sur les parkings de l’aérodrome. Le pilote a été surpris par ce soudain transfert de commandes mais n’en n’a pas fait mention au passager. Il a constaté que la vitesse était un peu trop élevée (180 km/h). Il l’a réduite à 150 km/h (vitesse d’attente) et a décidé d’atterrir sans utiliser les volets. Il n’a pas actionné la manette de sortie du train d’atterrissage et n’a pas vérifié l’allumage des témoins lumineux.

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