Planeur Numéro de dossier BEA2018-0220 Accident, Proche AD Florac-Sainte Enimie, le 17 avril 2018, CENTRAIR - SNC34C, F-CJBL

Accident du planeur SN Centrair SNC34C immatriculé F-CJBL survenu le 17/04/2018 à Mas Saint-Chély (48)

Progression de l'enquête Clôturée  
Progress: 100%

Résumé

L’élève-pilote effectue un stage de vol à voile d’une semaine sur l’aérodrome de Florac - Sainte-Énimie, au sein d’un groupe de dix pilotes de planeurs. L’objectif de l’élève-pilote est de réussir le vol solo d’une heure nécessaire pour être présenté à l’examen pratique de pilote de planeur.

Après deux vols en double commandes et un vol solo de cinq minutes chacun effectués dans la matinée, l’élève-pilote décolle au treuil pour un deuxième vol solo à 14 h 15. L’élève-pilote évolue à proximité et à l’ouest de l’aérodrome pendant cinq minutes. La hauteur des évolutions diminue progressivement au cours de cette période. À l’issue de plusieurs virages, le planeur est en virage à gauche à 110 mètres environ de hauteur et à vitesse faible. Des pilotes de planeur présents au sol le voient partir brusquement en vrille à gauche avec une forte assiette à piquer, puis disparaître derrière une colline.

L’élève-pilote a décollé en solo en place avant, sans gueuse ni coussin. Sa masse équipée était inférieure de neuf kilogrammes à la valeur en dessous de laquelle une correction de la masse devient nécessaire. Pour ce faire, l’élève-pilote aurait dû emporter trois gueuses ou un coussin. Le contrôle du centrage aurait pu permettre de détecter l’écart de masse. Cette configuration a conduit l’élève-pilote à décoller avec un planeur dont le centrage était au-delà de la limite arrière.  Cela a pu contribuer à la perte de contrôle.

L’enquête n’a pas permis de déterminer les raisons pour lesquelles le pilote n’avait pas procédé à la correction de masse. L’instructeur lui avait posé la question avant le décollage,mais il est possible que l’élève n’ait pas compris la finalité de cette question,en particulier son lien avec les limites de centrage du planeur.

Lors de ses évolutions, l’élève-pilote a fini par passer sous la hauteur minimale de prise de terrain, ce qui allait le contraindre à réaliser un atterrissage en campagne

s’il ne trouvait pas d’ascendances.Il a pu poursuivre sa recherche d’ascendance au détriment de la surveillance de ses paramètres de vol.

L’enquête a montré que juste avant la perte de contrôle, la vitesse du planeur était proche de la vitessede décrochage à cette altitude en virage à 30° d’inclinaison.

La hauteur du planeur lors de la perte de contrôle ne permettait pas à l’élève-pilote d’éviter la collision avec le sol.

 

Publication

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