Avion Numéro de dossier BEA2018-0489 Accident, AD Île d'Yeu, le 12 juillet 2018, ROBIN - DR400, F-HFGI

Accident du Robin DR401-160 immatriculé F-HFGI survenu le 12/07/18 à l'Île d'Yeu (85)

Progression de l'enquête Clôturée  
Progress: 100%

Résumé

Heure : Vers 15 h 00(1)
Exploitant : Aéroclub de la Côte d'Or
Nature du vol : Exploitation non commerciale, loisir, voyage
Personne à bord : Pilote
Conséquences et dommages : Avion endommagé

Note : Les informations suivantes sont principalement issues du témoignage du pilote. Ces informations n’ont pas fait l’objet d’une validation indépendante de la part du BEA.

 

1 - Déroulement du vol

Le pilote décolle de l’Aaérodrome de Dijon-Darois (21) à 12h25 à destination de l’ile d’Yeu. Lors de l’atterrissage en piste 32(2), l’avion dévie vers la droite, sort de piste et s’immobilise dans un fossé.

Le pilote indique ne pas avoir ressenti de problème de contrôle de la trajectoire lors du décollage à Dijon. Arrivé à destination, il s’est intégré à 1 500 ft dans le circuit d’aérodrome puis s’est établi en finale en configuration atterrissage(3) pour la piste 32. Il précise que la vitesse indiquée était comprise entre 125 et 130 km/h. Il ajoute que l’arrondi a été long et qu’il a attendu le contact avec le sol, manche en arrière et à droite. Le toucher du train principal a eu lieu à gauche de l’axe. Le pilote a gardé le nez haut et, au moment où le train avant a touché la piste, l’avion a pivoté brusquement vers la droite sans qu’il n’ait pu contrôler la trajectoire avec les palonniers. Avant que l’avion ne sorte de piste, il a actionné brusquement le palonnier gauche mais son action est restée sans effet. Il s’est immobilisé 50 mètres plus loin, dans un fossé de drainage situé dans les servitudes. Après avoir pris les mesures de sécurité, il a évacué l’avion et a constaté l’endommagement du train avant et d’une pale de l’hélice.

Le pilote analyse ci-dessous son atterrissage manqué :

  • vitesse trop élevée en finale, plan d’approche un peu fort ;
  • « décrabage » lent avant le toucher ;
  • arrondi débuté trop tôt ;
  • après le contact du train principal, il a tardé à poser le train avant ;
  • lors du roulage, il indique avoir corrigé modérément avec le palonnier gauche puis, sans amélioration de la trajectoire,  avoir agi vigoureusement. Il lui a semblé que le palonnier ne fonctionnait pas.

Le pilote pense ne pas s’être suffisamment entraîné avec un instructeur sur cet avion et avoir eu sa vigilance altérée par la fatigue après deux heures trente de vol. Son manque de réactivité et un certain excès de confiance ont pu contribuer à la survenue de l’accident. Il estime qu’il aurait dû remettre les gaz.

2 - Renseignements complémentaires

2.1 Renseignements sur le pilote

Âgé de 60 ans, le pilote a obtenu son PPL/A en novembre 2010(4). Le jour de l’accident, il totalisait environ 210 heures de vol dont quatre sur type et une heure dans le mois précédent..Il avait déjà fait quelques atterrissages avec du vent traversier qui ne lui avaient pas posé de problème particulier.

2.2 Renseignement sur les conditions météorologiques

Au moment de l’atterrissage, l’agent AFIS de l’AD de l’Ile d’Yeu avait annoncé un vent du 340° pour 14 kt.

(1)Sauf précision contraire, les heures figurant dans ce rapport sont exprimées en heure locale.
(2)Piste revêtue, 1220 m X 25 m, LDA = 1220 m.
(3)Le manuel de vol préconise la configuration suivante lors de l’atterrissage : vitesse de 120 km/h et les volets sortis au 2ème cran. Une correction de + 10% par tranche de 10 kt de vent de face.
(4)Il est également titulaire d’une licence de pilote ULM classe 3 d’août 2011.