Hélicoptère Collision Numéro de dossier BEA2018-0535 Accident, Saint-Georges-de-Rex, le 29 juillet 2018, MAGNI - M22, 79EP

Accident de l'autogire Magni M22 identifié 79EP et de l'autogire ELA10 identifié 79LH survenu le 29/07/2018 à Saint-Georges-de-Rex (79)

Progression de l'enquête Clôturée  
Progress: 100%

Résumé

Les pilotes des autogires identifiés 79EP et 79LH décollent vers 10 h 30 de la plate-forme ULM d’Usseau (79) afin de participer à un rassemblement sur la plate-forme ULM de Mouchamps (85).

 

Au cours de leur navigation, un témoin au sol voit les deux ULM entrer en collision en vol.

 

Le 79EP chute immédiatement, entre en collision avec le sol dans un champ et s’embrase lors de l’impact. Dans le même temps, le 79LH, percuté à l’arrière, prend feu et vole temporairement avant de chuter. Il entre en collision avec le sol à environ 400 m du 79EP.

 

La trajectoire du 79EP enregistrée par l’application de navigation qu’utilisait le pilote sur sa tablette montre une altération de cap d’environ 10° vers la droite deux à trois minutes avant l’accident. Sans cette altération, la route suivie le faisait contourner la commune de Fontenay-le-Comte, située 15 NM plus loin, par la gauche. L’altération de cap observée est compatible avec les informations échangées par les deux pilotes à la radio concernant le choix de contourner cette commune par la droite.

 

En l’absence de la trajectoire du 79LH, l’enquête n’a pas permis de déterminer les circonstances dans lesquelles est survenue la collision en vol entre les deux autogires. Les observations effectuées sur les épaves, associées aux témoignages des personnes au sol, excluent l’hypothèse d’un problème technique en vol. Le principal témoin de l’accident n’a pas observé de manœuvre d’évitement avant la collision, ce qui indique que les deux pilotes n’avaient pas conscience que leurs ULM se rapprochaient l’un de l’autre. L’enquête n’a pas permis de déterminer si l’utilisation d’un outil de navigation par les deux pilotes a pu les conduire à reporter leur attention sur leur tablette plutôt que sur la surveillance de leurs trajectoires et le maintien du contact visuel entre les deux ULM.

 

Les observations faites sur les épaves, associées aux différents témoignages, suggèrent que le rotor du 79EP a percuté le bloc moteur du 79LH. Le rotor du 79EP, dont une pale au moins a été dégradée lors du choc, a été brutalement ralenti et n’était plus en mesure de générer la portance nécessaire au vol. Le 79EP est alors rapidement tombé jusqu’au sol sans aucune possibilité d’en récupérer le contrôle.

 

Le 79LH, dont le rotor continuait de tourner, a pris feu en vol avant de tomber et d’entrer en collision avec le sol non loin du premier autogire. L’origine de l’incendie est probablement consécutive au heurt de l’une ou des deux pales du rotor du 79EP.

Publication

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