Atterrissage dur, affaissement du train principal droit pendant le roulement à l'atterrissage

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Vol local P-F ULM privée Levroux.

Le pilote se présente en finale pour la piste 04 non revêtue à environ 60 kt avec un cran de volets sortis. Il arrondit au seuil de piste puis, pendant le roulement à l'atterrissage, quelques mètres après le toucher de la roue avant, le train d'atterrissage principal droit s'affaisse subitement vers l'extérieur. L'ULM dévie vers la droite. Le pilote maintient les ailes horizontales le plus longtemps possible. L'ULM s'immobilise sur la piste après deux cent mètres.

 

La rupture se situe entre la traverse de support de la jambe du train principal droit et l'attache du hauban sur le fuselage, toutes deux en matériau composite. Une fissure s'est propagée par le plancher à partir du flanc droit jusqu'au flanc gauche de l'ULM.

 

Le passager, qui possède une expérience aéronautique, et le pilote indiquent que l'approche et la finale étaient correctes mais que l'atterrissage a été un peu dur. Le pilote indique qu'en finale, le nez de l'avion était aligné avec l'axe de piste et qu'il n'a pas eu à contrer l'effet du vent au palonnier (070°/4kt).

 

Aucun obstacle, motte de terre ou trou n'ont été constatés sur la piste immédiatement après l'accident. La piste avait été tondue deux jours avant.

 

La dernière visite générale d'entretien avait été effectuée 28 heures de vol auparavant par un mécanicien membre du club, et pendant celle-ci, un démontage et une inspection visuelle des attaches et fixations de trains et de haubans avaient été faites. Aucune anomalie n'avait été constatée. Le mécanicien ajoute cependant que certains pilotes négligent de signaler les atterrissages durs sur le carnet de suivi de l'ULM. Le pilote et le chef-pilote rapportent que l'ULM aurait eu un incident non déclaré la veille. Il y aurait eu un atterrissage trois-points très dur effectué à la limite de la masse maximale au décollage.

 

Il est probable que la rupture de la traverse de support de la jambe de train soit consécutive à une fragilisation de la structure à la suite d'un ou plusieurs atterrissages durs.