Incident grave de l’avion De Havilland – DHC-6 Twin Otter immatriculé PJ-WIS survenu le 24/01/2014 à Saint-Barthélemy (Antilles Françaises)

Progression de l'enquête Cloturée
Progress: 100%

Rapport d'Enquête cat.2 : rapport de format simplifié, adapté aux circonstances de l'événement et aux enjeux de l'enquête.

L’équipage effectue un vol régulier entre l’aéroport international Princess Juliana, sur l’île de Saint-Martin, et l’aérodrome de Saint-Barthélemy. Le commandant de bord (CdB) est pilote en fonction (PF).

Lors de l’approche finale à vue pour la piste 10 de l’aérodrome de Saint-Barthélemy, l’équipage ressent un choc au passage du col de la Tourmente. Après l’atterrissage, lors de la remontée de piste vers l’aire de stationnement, il le signale au contrôleur. L’équipage est informé qu’il a heurté une personne qui observait l’avion au passage du col.

L’incident grave résulte du passage à faible hauteur de l’avion au niveau du col de la Tourmente au cours d’une approche finale à vue pour la piste 10, ainsi que de la présence du piéton dans l’axe d’approche, pourtant signalée comme une zone à risque.

La trajectoire anormalement basse de l’avion peut découler d’une appréciation incorrecte de la hauteur de la part du pilote, d’une déstabilisation liée aux turbulences habituelles à cet endroit, voire d’une combinaison de ces deux facteurs.

L’enquête n’a permis de déterminer si le piéton avait conscience du danger qu’il encourait malgré la signalisation installée à cet effet.

Au-delà des risques de blessures à des tiers au sol, cet incident grave illustre les risques de cette approche spécifique vis-à-vis de la hauteur de passage des obstacles fixes ou mobiles. Leur évitement repose essentiellement sur la gestion de la trajectoire verticale par les pilotes au cours d’une phase de pilotage extrêmement complexe.

Les risques spécifiques à cette approche sont à mettre en regard de l’importance que représente l’aérodrome pour l’activité économique de l’île, et plus généralement pour son désenclavement. Les autorités compétentes ont mis en œuvre des mesures d’atténuation du risque au travers de restrictions d’accès, dont les conditions prescrites demandent une formation spécifique des équipages notamment en transport commercial.

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